Archives mensuelles : octobre 2025

9°Taller de la Red internacional “Connexion(s)”, viernes 14 de noviembre 2025

 

 

Sensibilidad de la memoria, memoria de la sensibilidad

La sensibilidad orienta la manera de ver, de estar, de ser, de representar y significar las interacciones que las personas tienen con “el otro”, tanto a nivel individual y colectivo, como con la naturaleza y la conciencia de nosotros mismos. ¿De qué manera actúa sobre la memoria? ¿Qué memoria tenemos sobre los cambios en la sensibilidad? El ciclo de los próximos talleres de la Red internacional Connexion(s) se consagra a reflexionar sobre estas preguntas a partir de diversas prácticas que van desde los desplazamientos y anclajes de la memoria hasta las narrativas históricas, pasando por las de género y las de los migrantes. Un conjunto de prácticas sociales e individuales que darán luz sobre los desafíos que plantea el estudio de las sensibilidades y permitirá examinar su anclaje geográfico -¿sensibilidades locales, nacionales, trasnacionales?- y sus particularidades en la perspectiva de una historia conectada.

 

Ainaí Morales-Pino, Ph.D.
Pontificia Universidad Católica del Perú
La crítica. Semanario independiente (1917-1920), de Miguelina Acosta Cárdenas y Dora Mayer y las epistemologías aguafiestas sobre la modernidad peruana del temprano siglo XX

El semanario independiente La crítica, dirigido por Miguelina Acosta Cárdenas y Dora Mayer, circuló en el Perú entre 1917 y 1921. Teniendo como premisa la libertad de pensamiento y disenso, incluso entre las mismas editoras, la publicación se caracterizó por su tono combativo y el constante cuestionamiento de las políticas sociales, culturales y de infraestructura orientadas a organizar la vida urbana y encaminar a la nación hacia la modernidad y el progreso.

Frente a los discursos higienistas y celebratorios de avances en materia de infraestructura, tecnificación y regulación del cuerpo socionacional (sobre todo cuando se trataba de los excesos cometidos por la población indígena y precarizada), las editoras van a vehiculizar un ejercicio al que denomino, en diálogo con los planteamientos de Sarah Ahmed (2017), aguafiestas, pues de manera sostenida visibilizarán las causas reales que explican las problemáticas que intentaban ser abordadas con estas políticas a las que condenan tanto por su frivolidad, como por tener un efecto opuesto al esperado. De esa manera, expondrán cómo todo lo que se concebía como los pilares del proceso de modernización no hacía más que agudizar la exclusión y la desigualdad estructural de los grupos racializados, las clases trabajadoras y, especialmente, las mujeres.

La crítica produce un conocimiento incómodo en torno a la modernidad peruana, a partir del cuestionamiento a políticas sociales que no eran más que la imitación o traslación fallida de lo que funcionaba en las metrópolis europeas, sin atender a las particularidades de la realidad local. También expondrán en clave corrosiva los límites, sesgos y contradicciones de las agendas reivindicativas vehiculizadas por grupos vinculados con el anarquismo, el sindicalismo, pero, especialmente, el feminismo. Es quizás este cariz problemático, concomitante a la dificultad que enfrentamos para “clasificar” ideológicamente el semanario, lo que explica su olvido en los repositorios institucionales y en la historia intelectual peruana (tanto la hegemónica, como la vinculadas con los anarquismos, el sindicalismo o los feminismos). El semanario es dejado de lado por la ilegibilidad estructural que se impone sobre el mismo, tanto en términos materiales (dada su pobre conservación y el difícil acceso al mismo), como ideológicos.

Cintia Rodríguez Carrillo
ICSyH – Benemérita Universidad Autónoma de Puebla
Laureana Wright y la visibilización de las mujeres en el México decimonónico

Resumen: El presente trabajo tiene como objetivo dar cuenta de la trayectoria intelectual de Laureana Wright en su papel de escritora y editora de dos de las publicaciones periódicas más influyentes de finales del siglo XIX en México: Las Hijas de Anáhuac (1873-1874) y Violetas del Anáhuac (1887-1889). Ambos semanarios fueron editados y redactados por mujeres que alentaban a otras a escribir y expresar sus emociones. De manera específica, mi interés se centra en los textos que contienen narrativas históricas. Así mismo, también retomaré su obra póstuma Las Mujeres Notables Mexicanas (1910), en la cual se desarrolla el género biográfico bajo la influencia cultural de la época decimonónica. Con el propósito de explicar la relevancia de estas obras, es necesario analizar la formación educativa de Laureana Wright, lo que permitirá tener un panorama más amplio de su pensamiento y producción.

 

Appel à communication Colloque international : « Argentine 1976, cinquante ans après : Insubordination ouvrière et sociale dans les années 1970 », 9-10 février 2026

Appel à communication

Colloque international

« Argentine 1976, cinquante ans après : Insubordination ouvrière et sociale dans les années 1970 »

 9-10 février 2026

Paris, Campus Condorcet, Auditorium 150


« Argentine 1976, cinquante ans après : Insubordination ouvrière et sociale dans les
années 1970 » est un colloque international qui se tiendra à Paris (Campus Condorcet-
Aubervilliers) les 9 et 10 février 2026 et qui s’inscrit dans le sillage du cycle de
séminaires SETEnTAS. Ce colloque a pour objectif de contribuer à l’élaboration d’une
(nouvelle) chronologie et cartographie des conflits ouvriers des années 1970 en
Argentine, cinquante ans après le coup d’État de 1976.


Les contributions à ce colloque auront à cœur d’interroger le processus de 1973-1976
qui entraîne à une rupture croissante de la classe ouvrière par rapport au Pacte social
sous la présidence d’Héctor Cámpora, transformée en pierre de touche de la politique
nationale sous Perón et qui conduit, sous le gouvernement d’Isabel Martínez, au
Rodrigazo (grèves de juin-juillet 1975) et au Mondellazo, quelques semaines avant le
coup d’État.


Ce colloque a pour objectif de comprendre l’ensemble de la période qui s’achève avec
le coup d’État du 24 mars 1976 – qui clôt à son tour un cycle plus global
d’insubordination ouvrière et sociale dans la région (notamment en Bolivie, en
Uruguay et au Chili) – à la lumière d’une lecture politique de la « guerre sociale de
faible intensité » qui se développe à partir de 1969 et s’amplifie qualitativement à partir
de 1973-1974, en se heurtant de plus en plus brutalement à un péronisme qui a été
largement porté au pouvoir lors des élections de 1973.


Nous invitons les contributeurs et contributrices à revenir sur le débat de la place que
la contestation ouvrière, le conflit d’usine et l’insubordination du monde du travail
occupent comme les principales coordonnées de la période et décident de son issue –
tant en Argentine que dans la région au cours des années précédentes – même si ce
cycle de contestation s’inscrit plus globalement dans un contexte continental
particulier, cette Guerre froide latino-américaine à laquelle participent activement, de
l’extérieur, tant les Etats-Unis que les pays d’Europe occidentale, en défense de leurs
intérêts économiques, commerciaux et diplomatiques.
Le colloque se donnera pour tâche de revisiter la période 1973-1976, moment clé pour
l’Argentine contemporaine, à partir du “territoire productif” et des espaces sociaux de
production (secteur agraire, secteur industriel, privé et public, services, administration
et fonction publique) du point de vue de l’insubordination de la classe ouvrière, tant
par rapport à la chaîne de commandement patronale ou étatique que par rapport à ses
tuteurs traditionnels, le syndicalisme et le justicialisme péronistes officialistes.
Nous entendons accorder une attention particulière aux processus les moins étudiés
et les plus occultées de ces « années 1970 vues du point de vue du monde du travail ».
Dans cette optique, nous souhaitons déplacer notre regard vers l’intérieur du pays,
sans ignorer la capitale fédérale et l’agglomération de Buenos Aires, La Plata et ses
environs ou Córdoba, qui ont fait l’objet d’une plus grande attention historiographique
au cours de la dernière décennie et demie. Parallèlement, sans négliger non plus les
principaux foyers de conflit du processus des années 1970 (industrie automobile,
sidérurgie, etc.), nous souhaitons accorder une attention particulière aux autres
secteurs salariés qui, tant sur le plan syndical que social, ont également été les
protagonistes de la période.


Enfin, face à l’importante production des vingt dernières années centrée sur le
principal courant péroniste de gauche et, plus généralement, sur les groupes armés,
nous voulons consacrer un espace privilégié à l’étude des courants qui ont défendu
une stratégie différente dans les années 1970, plus axée sur la grève générale
insurrectionnelle et qui ont mené un travail d’insertion et d’intervention au sein et à
partir de la classe ouvrière : d’autres courants du péronisme de gauche (Peronismo de
Base ou CGT de Salta, par exemple) ; dans le cas des Montoneros et du PRT, dont la
trajectoire est plus documentée, leurs fronts syndicaux (Juventud Trabajadora
Peronista et Movimiento Sindical de Base) ; et aussi les courants issus de la « nouvelle
(ou ancienne) gauche » (maoïsme, trotskysme, etc.).


Dans le cadre des débats actuels très clivés sur « l’héritage des années 1970 », les
contributions viseront à contribuer aux discussions qui animent tant le monde
académique que l’espace public en amont des événements qui seront organisés dans
le cadre des cinquante ans du coup d’État de 1976.


Calendrier et principales dates du Colloque international

Jusqu’au 21 novembre 2025, réception des propositions de communications aux
adresses suivantes :

antonio.ramos-ramirez@univ-paris8.fr

jean-baptiste.thomas@polytechnique.edu

Les propositions de communications (2500 signes, en espagnol, français ou anglais,
langues du colloque) seront accompagnées d’une présentation (500 signes) de ou des
auteur.es.

NB. Le comité d’organisation du colloque ne dispose pas de fonds suffisants pour
financer les déplacements des participant.es. De façon à équilibrer le nombre
d’interventions entre communications en présentiel (privilégiées) et communication
en distanciel (possibles), nous demandons aux contributeurs et contributrices de
spécifier dans leur proposition la modalité de communication envisagée si elle venait
à être acceptée.


1er décembre 2025, communication de l’acceptation ou du rejet des propositions


Décembre 2025, publication du programme définitif


9 et 10 février 2026, Paris, Campus Condorcet, Auditorium 150, tenue du Colloque
« Argentine 1976, cinquante ans après : Insubordination ouvrière et sociale dans les
années 1970 »

Comité d’organisation :


Antonio RAMOS RAMÍREZ (Université Paris 8)
Jean-Baptiste THOMAS (École polytechnique-Université de Poitiers)


Comité scientifique :


Andrea ANDÚJAR (CONICET/IIEGE – Universidad de Buenos Aires)
Victoria BASUALDO (CONICET – AeyT de FLACSO)
Enrique FERNÁNDEZ DOMINGO (Université Paris 8)
Frank GAUDICHAUD (Université Toulouse Jean Jaurès)
Christophe GIUDICELLI (Sorbonne Université)
Fatiha IDMHAND (Université de Poitiers)
Martín MANGIANTINI (CEHTI – Universidad de Buenos Aires)
Alicia SERVETTO (CEA – Universidad Nacional de Córdoba)