“Circulations culturelles et réseaux intellectuels : regards croisés entre l’Europe et l’Amérique latine (XIXᵉ siècle)”, Revue Nuevo Mundo Mundos Nuevos
https://journals.openedition.org/nuevomundo/98803







À l’occasion des dix ans du Ni Una Menos (NUM), cette proposition vise à réfléchir sur les
généalogies, actualités et héritages d’un cycle sans précédent dans l’histoire de la contestation
féministe dans les Amériques. Afin d’aborder de manière critique ce phénomène, nous
proposons cinq axes de réflexion complémentaires.
Le premier concerne les apports épistémologiques, conceptuels et pratiques des féminismes
latino-américains aux luttes transaméricaines et transnationales contre les violences de genre.
Il s’agira de réfléchir à ces apports en prenant en compte notamment des concepts construits ou resémantisés dans la région tels que « féminicide » (Lagarde, 2006 ; Monárrez, 2008), « travesticide » et « transféminicide » (Radi et Sardá-Chandiramani, 2016), « acuerpar » (Cabnal,
2015) ou « corps-territoire » (Gago, 2020), ainsi que le dialogue qu’ils établissent avec d’autres
mouvements ou catégorisations développées dans les Amériques tels que Me too ou « quatrième
vague féministe ».
Notre deuxième axe porte sur le sujet politique de ces féminismes et la complexité des
imbrications identitaires des luttes caractéristiques des Nouveaux Mouvements Sociaux
(Svampa, 2009) : quelles alliances et pluralités de sujets ont été forgées avec les agendas locaux, les dissidences sexuelles, les luttes des communautés afrodescendantes, autochtones ou paysannes ? Quelles narrations permettent de mettre en avant ces convergences et frictions ?
Le troisième axe porte sur les circulations transaméricaines et transnationales des pensées et
des pratiques de lutte développées dans la région, notamment favorisées par les NTIC et
l’activisme latino-américain migrant. Par quels biais sont-elles intégrées ou réfutées, mobilisées ou réappropriées ?
Notre quatrième axe porte sur les actions et les mobilisations féministes. Comment celles-ci
parviennent-elles à construire des grammaires activistes et artivistes (Antolivo, 2017 ; Quiroz,
2021) ainsi qu’à constituer des dispositifs d’archivage des luttes ? Dans quelle mesure ces
expressions réinterprètent-elles des répertoires d’actions des mouvements sociaux et
généalogies locales tout en renouvelant les frontières du politique, influençant alors les
mobilisations et même les estallidos dans lesquelles elles s’inscrivent ?
Enfin, notre dernier axe porte sur les possibles « bilans » de ce cycle de mobilisations dans un
contexte d’avancée des nouvelles droites radicalisées et des backslashs observés dans les
Amériques et à l’échelle globale.
Date limite pour réception d’articles : 15 mars 2026
Date de publication : numéro 19 / octobre 2026
Les propositions d’articles complets doivent être envoyés en suivant les normes de rédaction
de RITA (http://www.revue-rita.com/note-aux-auteurs/normes-de-presentation.html).
Toute proposition qui ne respecte pas les normes ne sera pas acceptée.
Nous vous rappelons que les articles doivent être inédits et ne pas être soumis
simultanément à d’autres revues.
Les articles pourront être rédigés dans les 4 langues de la revue.
Les propositions d’article doivent être envoyés aux coordinatrices du dossier :
tania.romerobarrios@gmail.com ; marjolainedavid44@gmail.com ;
paulinecoeuret97@gmail.com